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Le parcours d’Audrey

Derrière Ayel Essentiel, une femme qui a changé de train plusieurs fois

Vie professionnelle, relations et expression de soi : le parcours d’Audrey et le journaling comme fil pour relier toutes les facettes de sa vie.

Par Audrey Laye

Audrey Laye en veste rose dans un studio, entourée de petits personnages illustrés

Aujourd'hui, je ne vous propose pas un article avec des tips ou des méthodes d'écriture, comme d'habitude. J'ai envie de vous parler de l'essence même d'Ayel Essentiel. Pourquoi l'écriture ? Pourquoi le journaling ? Et qu'est-ce que cela vient faire dans mon parcours professionnel ?

En clair, je vais vous parler de l'identité d'Ayel Essentiel. Cela me semble important, parce qu'avant d'être une marque que je suis en train d'élaborer, de peaufiner et de faire grandir, c'est avant tout le reflet d'un parcours. Celui d'une femme de 46 ans, mère de trois enfants, en famille recomposée, qui a commencé sa vie professionnelle comme salariée en 1999.

Une salariée, une entrepreneuse, une artiste

J'ai multiplié les expériences commerciales : commerciale, technico-commerciale, manager, développement commercial, dans des secteurs très différents. Mais j'ai aussi été entrepreneuse une première fois, en 2011, dans un domaine qui n'a rien à voir avec ce que je propose aujourd'hui. Oui, j'ai été tatoueuse.

L'expression artistique a toujours fait partie de ma vie. J'aime peindre, j'aime écrire, en passant par la poésie, le slam, et aujourd'hui le journaling.

Durant mes premières années de salariée, j'avoue que comme beaucoup, je me suis faufilée dans un train sans trop savoir où j'allais, ou du moins avec une destination plus ou moins connue. Je me levais tous les matins, je faisais ce pour quoi j'étais payée, et je rentrais m'occuper de mon foyer. Puis les années ont passé, et j'ai fini par me demander pourquoi. Et finalement, est-ce que je suis bien à ma place ?

Ce fut mon premier changement de cycle. Parce que lorsque je parle de changement de cycle, je parle aussi bien de désir, de besoin, d'aspiration, de rêve, de nouveaux projets, que d'évolution personnelle et de changement physiologique. Un changement de cycle peut prendre plusieurs couleurs et nous mener à différents endroits. C'est passionnant de voir les choses ainsi : se dire qu'à plusieurs périodes de sa vie, on a la possibilité de descendre du train et de changer de trajectoire, en fonction de qui l'on est devenu.

De la curiosité pour la PNL à la décision de devenir coach

C'est en 2018 que j'ai réellement décidé d'entreprendre en tant que coach. Mais avant tout, qu'est-ce qui m'a menée au coaching ?

En tant que commerciale, j'avais entendu dire que la programmation neurolinguistique pouvait améliorer les performances en entreprise. Par curiosité, j'ai commencé à me former. Et j'ai découvert un univers immense et sans frontières : celui du soi, mais aussi de soi à travers le monde, à travers les autres, à travers son environnement, et enfin à travers son propre prisme, avec la possibilité d'en changer, de switcher. Mais aussi la possibilité de se fixer des objectifs et de construire autour.

De formation en formation, je suis passée praticienne PNL, puis coach en entreprise, avant de tout quitter pour devenir coach à mon compte. Je ne pratiquais alors que la PNL.

Ce que l'entrepreneuriat m'a appris

Puis je me suis rendu compte que l'entrepreneuriat n'est pas si simple. On est sa propre entreprise. Ce qui veut dire que l'on vit intensément, que l'on ressent intensément son projet. Mais cela veut dire aussi que tout ce qui vient de l'extérieur a une influence sur ce que l'on souhaite bâtir. Si cela crée du stress ou des émotions fortes, c'est toute la structure du projet qui peut être remise en question, avant de se stabiliser. On peut appeler ça des petites tempêtes.

Je me suis donc formée à la gestion du stress, à la cohérence cardiaque, puis à la gestion des émotions.

Quand la relation devient le fil rouge

Au fil du temps, à travers les différents profils que je rencontrais en séance ou dans mes échanges avec d'autres professionnels et thérapeutes, j'ai commencé à m'intéresser à la relation. Pas n'importe laquelle : la relation amoureuse. Ce qui, bien sûr, a commencé à remettre mon propre couple en question. Comment je vis l'amour ? Comment je suis dans la relation ? Qu'est-ce que j'ai envie d'y vivre ? Cela m'a donné envie d'apprendre, et je me suis formée au coaching de couple.

Ça a été passionnant, plus que jamais. Parler d'amour, quoi de plus beau. Parler de relations. Mais dans tout ça, on parle aussi beaucoup de conflits, de mal-être, de traumas, d'attentes, et parfois de divorces.

Un temps pour soi, l’écriture et une tasse de thé

Mon activité n'étant pas assez lucrative, j'ai eu besoin, de temps à autre, de retourner en entreprise comme commerciale. Et c'est finalement là que j'ai observé quelque chose : la relation que l'on entretient dans son foyer avec son partenaire, ou en famille, n'était pas si différente des relations que l'on pouvait entretenir avec son milieu professionnel.

Dans mon imaginaire, j'ai commencé à bâtir un pont. Non pas un pont qui part de chez moi, de mon foyer, mais un pont qui part de moi, de mon intérieur, de qui je suis, vers ma relation, vers mon foyer, et vers le monde professionnel. J'ai petit à petit construit ces ponts, pour comprendre par la suite que si, dans la forme, tout semble bien différent, dans le fond, c'est souvent la même chose qui se joue.

Un contrat, c'est aussi un engagement

Je me souviens d'une discussion avec un de mes directeurs, il y a des années, qui cherchait à tout prix à me faire signer un CDI. Je n'en voulais pas. Étant entrepreneuse, je tenais simplement à exercer ma mission d'intérim comme prévu. Je me souviens de cet échange où je lui ai dit : « Tu sais, finalement, la signature d'un contrat en entreprise, on peut aussi le voir comme un mariage. Est-ce que j'ai envie de m'engager ? Est-ce que je suis prête à m'engager ? Est-ce que cela rentre dans mon projet de vie ? À l'heure actuelle, je dirais que non. Alors ce n'est qu'une aventure. »

Cet échange a donné lieu à une belle et longue réflexion. Au bout de quelque temps, j'ai décidé de revenir entièrement à une vie de salariée, simplement par besoin. Financier, matériel, mais aussi par besoin de stabilité. L'entrepreneuriat, avec ses hauts et ses bas, ça use parfois. À côté de ça, je me suis formée au management et à la gestion des conflits.

Petite parenthèse amusante : mon premier programme de coaching de couple, alors que je n'avais encore aucune projection de ce que j'allais faire aujourd'hui, s'appelait déjà « Manager son couple ». Comme quoi, il y avait peut-être des signes.

Le retour en entreprise, et la peur de perdre pied

C'est en revenant dans la vie d'entreprise que je me suis retrouvée encore plus bousculée. Changement de cycle physiologique, changement de cycle tout court, envie d'autre chose sans savoir réellement de quoi. Puis une période d'essai compliquée à gérer émotionnellement, avec des objectifs à atteindre, m'a plongée dans une nouvelle dynamique. J'ai eu peur de perdre pied. Que faire à ce moment-là ? Laisser tomber ? Aller de l'avant ? Faire de mon mieux ?

J'ai regardé en arrière, et un outil m'est apparu évident. Un outil que j'utilisais depuis des années, depuis mon adolescence même, et que j'avais encore plus mobilisé lors de la gestion des conflits, du coaching de couples et de la PNL. Cet outil est imparable : le journaling, l'écriture.

J'avais développé de multiples méthodes d'écriture, en fonction des différents profils. J'ai donc repris le journaling, pour me coacher moi-même, m'analyser, prendre du recul, et mieux vivre en entreprise. J'ai pu observer que cet outil s'adaptait parfaitement. Je l'ai partagé, et les retours ont été plus que positifs. En en discutant autour de moi, je me suis rendu compte que d'autres personnes, managers, dirigeants, cadres, utilisaient elles aussi, de temps à autre, l'écriture comme outil.

Un outil plus vieux que moi

Et là, je me suis souvenue, en remontant à l'aube de mes douze ans. Je me suis revue en train d'observer mon père, qui écrivait lui aussi. Il écrivait pour prendre du recul, pour mieux gérer ses émotions, pour comprendre l'environnement qui l'entourait. Il faut savoir qu'il occupait un poste à haute responsabilité, avec une pression constante, sans horaires fixes, une vie d'expatrié, de multiples voyages. Ça ne s'arrêtait jamais, et son calepin était toujours là, sur la table, sur son bureau, dans sa valise. Et il écrivait.

Cette méthode, le journaling et la méthode d'écriture dont je parle dans Ayel Essentiel, n'est pas nouvelle. Elle est même, je dirais, beaucoup plus vieille que moi, que mon père, que ma grand-mère. Je crois que l'expression par l'écriture nous dépasse tous. Il en existe d'autres formes, l'art, la peinture, le dessin, la danse, le chant. À chacun sa manière de s'exprimer. Mais l'écriture a ce privilège de pouvoir aussi construire, élaborer, planifier, et cela s'ajoute à la libération émotionnelle. On parle avec le cœur, mais aussi avec l'esprit.

Voici la naissance d'Ayel Essentiel.

Le podcast est disponible ici : https://open.spotify.com/episode/19FwZvIASlJRN3cxpGauvO?si=pNnNLv6VSFidhvG2CnfRtA

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Audrey laye, fondatrice d'Ayel Essentiel